Je suis diabétique de type 2, et mon médecin me prescrit des injections : INSULINE OU PAS INSULINE ?

Je suis diabétique de type 2, et mon médecin me prescrit des injections : INSULINE OU PAS INSULINE ?

Tous les traitements injectables pour votre diabète ne sont pas forcément de l’insuline, et même lorsqu’il s’agit de celle-ci, il en existe plusieurs différentes. Tentons de faire le point.

Le diabète est une maladie évolutive, et votre pancréas se fatigue progressivement, produit moins d’insuline, voire même pratiquement plus du tout : ces traitements sont là pour pallier cette déficience.

Ce qui n’est pas de l’insuline : ce sont des médicaments de la famille des incrétines, ou plus exactement,  pour ceux qui sont injectables, des analogues du GLP-1 : oui, vous avez bien lu, mais, kesaco ? il s’agit de médicaments très proches de l’hormone naturelle appelée GLP-1 et qui en reproduisent donc les effets : stimulation de la sécrétion d’insuline par le pancréas (et donc diminution du taux de sucre dans le sang), et ralentissement du passage des aliments au travers de l’estomac (et donc réduction de la sensation de faim). Ils ne peuvent être administrés par voie orale, car ils sont détruits dans l’estomac : il faut donc passer aux injections.

– Byetta : 2 injections/j
– Victoza : 1 injection/j
– Byduréon : 1 injection/semaine
– Trulicity : 1 injection/semaine

Ce qui est de l’insuline, et il en existe plusieurs en fonction de leur durée d’action :

  • Insulines rapides : NovoRapid, Apidra, Humalog qui doivent être injectées au moment des repas, et une « super »rapide disponible depuis peu (FIASP)
  • Insulines lentes : Lévémir, Lantus, Abasaglar qui pourront être injectées 1 fois/j (voire 2), même à distance des repas. Une insuline « super » lente devrait arriver dans quelques mois, Trésiba

A part, le Xultophy, le plus récent de ces traitements injectables, qui est une association d’insuline ultralente et d’un analogue du GLP1.

Pour ces traitements injectables, quelques règles à respecter :

  • La technique d’injection doit être maîtrisée : l’apprentissage pourra se faire au cabinet du médecin, ou avec une infirmière d’éducation pendant une hospitalisation, ou en ville, et souvenez-vous que Diabète 92 est là pour vous aider si besoin. Ne pas hésiter à informer vos soignants de toutes les questions et craintes qui pourraient se poser à vous : devant le geste, la sensation…, en parler pour trouver des solutions
  • Le respect de la prescription,
  • La poursuite des traitements associés : à commencer par la diététique et l’activité physique, mais également les comprimés prescrits
  • L’élimination des déchets